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Meurtre d'Alexia Daval à Gray la Ville (70) II

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Meurtre d'Alexia Daval à Gray la Ville (70) II - Page 26 Empty Re: Meurtre d'Alexia Daval à Gray la Ville (70) II

Message par Invité Dim 21 Fév 2021, 19:03

Meurtre d’Alexia : combien Jonathann Daval devra-t-il «payer» pour son crime ?
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La cour d’assises de Haute-Saône tranche ce lundi la question des indemnisations sollicitées par la famille d’Alexia, principalement liées au préjudice moral. Des sommes disproportionnées, selon l’avocat du condamné Jonathann Daval, mais justifiées selon les conseils des parties civiles.
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La juge qui a instruit l'affaire Daval l'a qualifiée de dossier « hors norme ». Un terme approprié. L'épilogue judiciaire, qui se joue ce lundi 22 février devant la cour d'assises de Haute-Saône à Vesoul, en fournit une nouvelle illustration. A partir de 14 heures, plusieurs médias devraient suivre l'audience sur intérêts civils où les trois magistrats vont examiner la question des indemnisations financières dans cette procédure criminelle.
-
Cette ultime étape du procès pénal, la presse y assiste très rarement. Mais voilà, c'est l'affaire Daval. Et depuis que l'avocat de Jonathann Daval, reconnu coupable du meurtre de sa femme Alexia en 2017 et condamné à 25 ans de réclusion criminelle le 21 novembre 2020, a jugé « disproportionnées » les indemnités réclamées par les parties civiles, l'issue de ce volet civil suscite intérêt et commentaires. Cette audience, habituellement expédiée en un rien de temps et sans plaidoiries, pourrait donner lieu à des débats animés.
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Près de 755 000 euros demandés
Conseil du condamné, Me Randall Schwerdorffer a lancé un pavé dans la mare, avant Noël, en réagissant au montant des réparations financières sollicitées par les parties civiles représentées par Mes Gilles-Jean et Jean-Hubert Portejoie, avocats historiques de la famille d'Alexia. Le total s'élève à 755 000 euros dont 565 000 pour les époux Fouillot, parents de la victime, sa sœur et son beau-frère. Sans oublier les frais d'obsèques de 5000 euros. Le cabinet Portejoie demande pour chacune de ses 14 autres parties civiles (oncles, tante, neveu, nièce…) entre 15000 et 25000 euros.
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« L'évaluation d'un préjudice moral et d'affection est délicate et complexe parce que cela revient, dans les faits, à compenser une souffrance morale par de l'argent », note un pénaliste parisien spécialiste de la question. Comment fixe-t-on le prix de cette douleur ? « Il y a une jurisprudence, des barèmes indicatifs, mais chaque cas est singulier », précise la même source.
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Isabelle et Jean-Pierre Fouillot ont perdu leur fille avec qui ils entretenaient des « liens « fusionnels ». Leurs avocats ont estimé à 150 000 euros le montant du préjudice moral de chacun. « Cette somme importante tient compte du crime odieux commis par Jonathann Daval, mais aussi de son comportement, lui qui a joué au mari éploré pendant trois mois, puis qui a mis publiquement en cause les parents d'Alexia ( NDLR : Jonathann Daval a un temps accusé sa belle-famille en désignant son beau-frère comme le meurtrier ) », argumente le cabinet Portejoie, qui chiffre en outre à 60000 euros le préjudice financier du couple Fouillot correspondant à leur arrêt d'activité anticipé.
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« Ils ont dû céder en 2018 leur bar-PMU, ne se sentant plus la force de poursuivre à cause de ce drame et ses répercussions », indique Jean-Hubert Portejoie. Enfin, les avocats évaluent à 100 000 euros le préjudice de la sœur d'Alexia comme celui de son beau-frère, dont les « vies personnelles et professionnelles ont été bouleversées » par les dénonciations mensongères du meurtrier.
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En décembre, Me Randall Schwerdorffer avait affirmé que ces sommes étaient entre « trois et quatre fois plus » élevées que les « barèmes moyens » dans ce genre de dossier. Mais le dossier Daval est-il comparable à un autre? Les conseils des parties civiles mettent en avant un paramètre pour justifier leurs calculs : l'extrême médiatisation de cette affaire qui a « accentué la douleur » des proches d'Alexia. « Cette médiatisation n'était pas imposée (…) la famille d'Alexia a choisi de s'exprimer très abondamment dans la presse, notamment au moment du procès », avait relevé Me Schwerdorffer.
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« Hors sujet. Cette médiatisation est du fait du seul Jonathann Daval », réplique le cabinet Portejoie, en citant les écrits de la juge sur l'affaire : « L'écho médiatique exceptionnel qu'elle a connu est lié sans conteste à l'origine aux manœuvres imaginées par Jonathann Daval pour faire croire à un meurtre commis par un rôdeur. »
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«Cet argent ne nous rendra pas notre fille»
Ce lundi, les parents d'Alexia n'iront pas à Vesoul. « C'est la justice qui va trancher », évacue Isabelle Fouillot qui a été « dégoûtée » par les propos de Me Schwerdorffer. « Ça nous a fait du mal. Moi, ce que je veux, c'est ma fille, et cet argent ne nous la rendra pas », confie la mère d'Alexia, laissant à ses conseils le soin de s'occuper de cette question financière. « La publicité faite autour de cette audience sur intérêts civils est indécente, comme si l'on nous reprochait de vouloir battre monnaie avec la mort d'Alexia », s'offusquent Mes Gilles-Jean et Jean-Hubert Portejoie.
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La cour d'assises rendra dès ce lundi son arrêt qui déterminera la somme à laquelle Jonathann Daval sera condamné à verser aux parties civiles. « Elle sera sûrement inférieure au total réclamé », prédit le même pénaliste parisien au vu du niveau des sommes réclamées. Dans tous les cas, le meurtrier d'Alexia risque d'être insolvable. Les conseils des parties civiles saisiront la Commission d'indemnisation des victimes d'infractions (CIVI) qui, elle, peut allouer le montant retenu par la cour ou moins.
-
« La CIVI s'alignera peu ou prou sur la décision de la cour », pronostique encore le pénaliste. L'argent sera alors versé par le Fonds de garantie. Ensuite, ce dernier pourrait se retourner vers Jonathann Daval qui devra rembourser à l'aune de ses moyens. Il pourrait ainsi « payer » son crime toute sa vie. « C'est aussi la raison pour laquelle les avocats des condamnés tentent, lors des audiences sur l'action civile, de faire ramener les indemnités à de plus justes proportions », ajoute le pénaliste.
https://www.leparisien.fr/faits-divers/meurtre-d-alexia-combien-jonathann-daval-devra-t-il-payer-pour-son-crime-21-02-2021-8425738.php?xtor=AD-366

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Message par Invité Lun 22 Fév 2021, 03:35

Manneke a écrit:C'est tout à fait leur droit d'en faire la demande, mais je me demande honnêtement, comment il pourrait payer une telle somme, même en étalant la dette sur 20ans.
-
J'ai fouiné sur le net, et apparemment mr la pleureuse ( Daval ) est insolvable. Et son avocat donc, il l'a payé comment alors ?! En cacahuètes ?!

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Message par Kassandra88 Lun 22 Fév 2021, 17:37

Tristan a écrit:[Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]

N'est ce pas d'abord pour leurs honoraires que les avocats ont plaidé?
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Message par Invité Mar 23 Fév 2021, 03:27

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Aucune idée.
Par contre ses avocats estiment ces sommes excessives. Un peu culotté non ?!
Les parents de d'A.Daval ont dû vendre le bar-tabac pour payer les frais d'avocats etc.. en outre un sacré préjudice.
https://www.google.com/amp/s/france3-regions.francetvinfo.fr/bourgogne-franche-comte/haute-saone/vesoul/affaire-alexia-daval-l-heure-des-interets-financiers-apres-la-condamnation-de-jonathann-daval-titre-provisoire-1966531.amp

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Message par Dynaroo Mar 23 Fév 2021, 20:27

Les parents d'Alexia réclament 700 000€ à leur (ex) beau-fils.
Autant dire que même à sa sortie de prison dans 25 ans (ou peut-être avant, connaissant le légendaire laxisme de notre Justice !) il n'en aura pas fini de débourser, mais ça, il l'a bien mérité.
Il aurait été bien plus gagnant à accepter un divorce avec partage des biens, mais il n'a pas été très malin...

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Message par Kassandra88 Mar 25 Mai 2021, 15:49

Affaire Daval : 165000 euros de dommages et intérêts accordés aux proches d’Alexia
La cour d’assises de Vesoul s’est prononcée ce mardi sur les dommages et intérêts demandés par la famille d’Alexia à Jonathann Daval, condamné à 25 ans de réclusion criminelle en novembre pour le meurtre de son épouse.

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Message par Kassandra88 Mer 26 Mai 2021, 00:05

Affaire Daval : les avocats des proches d’Alexia jugent les indemnités trop faibles et font appel
La cour d’assises de la Haute-Saône a condamné ce mardi Jonathann Daval à verser 165 000 euros à la famille de sa femme, qu’il a tuée en 2017. Un montant très inférieur à ce demandaient les parties civiles.

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Message par JM Mer 26 Mai 2021, 08:58



Comment peut il encore se plaindre ?  
Comment le baveu Randall Schwerdorffer ose il émettre un prix sur la mort d'Alexia!
Que le Covid emporte cet avocat, lentement !

JM


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Message par Kassandra88 Mer 26 Mai 2021, 09:21

JM a écrit:

Comment peut il encore se plaindre ?  
Comment le baveu Randall Schwerdorffer ose il émettre un prix sur la mort d'Alexia!
Que le Covid emporte cet avocat, lentement !

Bonjour JM,
Bonjour à tous,
Ce n'est pas Me R.S qui défend les proches d'Alexia mais les Portejoie père et fils:
« La perte d’un être cher dans des conditions abjectes est manifestement sous-estimée », réagissent Mes Gilles-Jean et Jean-Hubert Portejoie. Une cour d’assises d’appel sera donc amenée à se pencher de nouveau sur les demandes formulées par les proches d’Alexia, dont le mari purge une peine de 25 ans de réclusion criminelle après avoir été reconnu coupable de meurtre sur conjoint, le 21 novembre 2020.

C'est aussi Me Portejoie père qui a défendu Cécile Bourgeon et a mis tous ses talents en oeuvre pour que le jugement dure et dure.
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Message par JM Mer 26 Mai 2021, 09:44

Bonjour Kassandra,

sorry pour la méprise du patronyme, mais il est indéniables que les porte joie sont des crevures qui estiment publiquement le prix d'une vie. . .Leurs propos en revient à publier à la une '' Alexia ne valait pas ca''

A combien le père Porte joie estime t il le prix de la vie de son fils ?

Chez des assassins c'est 1O OOO Euros! Mais ni l'un ni l'autre ne valent ca. . .


Cordialement,

JM


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Message par Invité Mer 26 Mai 2021, 16:34

Article intéressant..

▪︎Affaire Daval : comment les meurtriers indemnisent-ils les proches de leurs victimes ?
Jonathann, le meurtrier d’Alexia Daval, a été condamné mardi à verser à ses proches 165 000 euros. Une somme susceptible d’évoluer, qu’il est incapable de régler immédiatement. Dès lors, un mécanisme d’aide existe pour que les familles ne soient pas lésées.

▪︎« Jonathann Daval n’est pas capable de rembourser ses dettes. Le passif de 165 000 euros demandé le place dans une situation d’insolvabilité », constate ce mercredi auprès du Parisien Me Randall Schwerdorffer, l’avocat de l’époux d’Alexia Daval, condamné à 25 ans de prison pour son meurtre. La veille, la cour d’assises de Vesoul, qui se prononçait sur les dommages et intérêts demandés par la famille de sa victime, a décidé de leur accorder 165 000 euros, en raison, notamment, d’un préjudice d’affection.

▪︎Ces sommes ne sont pas définitives : les avocats des parties civiles, qui demandaient un montant bien plus conséquent - 755 000 euros - à Jonathann Daval, ont annoncé dans la soirée qu’ils feraient appel de cette décision. Dans tous les cas, le meurtrier ne pourra pas rembourser ces centaines de milliers d’euros d’un seul trait, confirme son avocat. Cet ancien informaticien de 36 ans « ne vit que de l’aide de sa famille en détention », explique-t-il.

▪︎Et même la vente de la maison du couple et théâtre du meurtre, à Gray-la-Ville, en Haute-Saône, ne permettra pas de couvrir ces sommes. Avant d’être mis en cause dans la mort d’Alexia Daval, Jonathann était considéré comme son héritier principal. Mais depuis sa condamnation, le bien a été placé en indivision. En clair : la famille de la jeune femme en est propriétaire à 50 %, tout comme l’époux condamné. « On n’est pas sur des prix comme à Paris, mais pas non plus sur une maison qui ne vaut rien », commente Randall Schwerdorffer à propos de son éventuelle vente. Il martèle par ailleurs la volonté de son client d’indemniser les proches d’Alexia. Le détenu « consigne volontairement tous les mois une certaine somme » assure-t-il, en vue de la mise en place du processus d’indemnisation.

▪︎30 000 détenus débiteurs
Car les parties civiles vont d’abord toucher l’argent avancé par un organisme dédié, le fonds de garantie des victimes, après un débat prévu lors d’une commission d’indemnisation des victimes d’infractions (CIVI), le 24 juin prochain. À charge, ensuite, pour Jonathann Daval, de rembourser les sommes débloquées. Il fera alors partie des « près de 30 000 détenus débiteurs auprès du fonds de garantie des victimes », nous précise cet organisme. Une fois que ce fonds a procédé à l’indemnisation, « il opère des prélèvements réguliers sur les comptes nominatifs des détenus », et ce « en lien avec l’administration pénitentiaire », afin de récupérer les sommes dues, détaille-t-il.

▪︎Ce service du ministère de la Justice, qui gère l’incarcération des détenus, est chargé de prélever ces dettes. Que ce soit sur les revenus d’activité du détenu ou sur de l’argent qu’il a à sa disposition sans travailler, car « les détenus n’ont pas tous la même situation financière », souligne une source pénitentiaire, citant les situations aisées des ex-maires LR Patrick Balkany ou Georges Tron. Jonathann Daval, qui a demandé un transfert vers la maison d’arrêt alsacienne d’Ensisheim, connue pour accueillir des criminels condamnés à de longues peines, entend bien y travailler, afin de toucher un salaire. « Il ne sera plus placé à l’isolement et pourra avoir un emploi, les sommes seront alors prélevées sur ses revenus d’activité professionnelle », appuie Me Schwerdorffer.

▪︎« Plus vous recevez d’argent dans le mois, plus vous remboursez »
Dès son arrivée, chaque individu emprisonné se voit ouvrir un compte, qui contient une somme d’argent disponible et sera alimenté par les mandats éventuels versés par les proches et les revenus d’activités en cas d’emploi en prison. Cette somme est divisée en trois parts, précise l’administration pénitentiaire, « la part disponible », qui permet notamment de « cantiner », c’est-à-dire acheter des produits en prison, le « pécule de libération », afin de prévoir sa sortie, et « l’indemnisation des parties civiles ».

▪︎Dès lors, seulement si les revenus versés sur le compte sont supérieurs à 200 euros mensuels, 10 % des sommes supérieures aux 200 euros doivent aller au pécule de libération et un autre pourcentage, variable, est destiné au remboursement des victimes. Il est calculé selon les sommes reçues. Si un détenu touche 400 euros par mois, il devra verser 40 euros au fonds d’indemnisation, s’il en touche 800, cette part s’élève à 150 euros. « Plus vous recevez d’argent dans le mois, plus vous remboursez », résume l’administration pénitentiaire, dans un guide réservé aux détenus. Elle ajoute qu’ils ont le droit d’ « effectuer des versements volontaires pour indemniser les parties civiles » ou, comme le fait actuellement Jonathann Daval, de mettre de l’argent de côté « pour prévoir (leur) indemnisation à venir ».

▪︎Parfois seulement quelques centimes par mois
Il arrive aussi que les criminels soient en plus condamnés à rembourser les frais d’avocats aux parties civiles, ce qui se matérialise cette fois par des versements directs. Et les montants transmis sont parfois infimes. « Certains mois, on ne touche rien. En décembre, le meurtrier a versé 19 centimes. À ce rythme, il va mettre 2631 ans à rembourser ! C’est humiliant », déplorait auprès de 20 Minutes la mère d’Aurélie, tuée en 2006 en Vendée par son ex-petit ami.

▪︎En 2014, Michel Guihard, dont la fille, Ludivine, avait été assassinée 10 ans plus tôt, faisait le même constat sur Europe 1, à propos des virements reçus de son meurtrier. « Un centime, deux centimes parfois cinq. C’est indécent. Ça fait des années que ça dure. On n’en peut plus. » Reste, enfin, l’indemnisation à la sortie de prison. « Quand on sort, la dette ne s’efface pas, rappelle une source pénitentiaire. Il y a d’autres saisies qui se mettent en œuvre, notamment sur le RSA, ou les autres revenus. »

https://www.leparisien.fr/faits-divers/affaire-daval-comment-les-meurtriers-indemnisent-ils-les-proches-de-leurs-victimes-26-05-2021-ENLQXUEJNBGGZIDQFUV6ZYTWKE.php?xtor=AD-366

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Message par Kassandra88 Mer 26 Mai 2021, 16:40

Tristaaan a écrit:Article intéressant..
[i]
▪︎Affaire Daval : comment les meurtriers indemnisent-ils les proches de leurs victimes ?
Jonathann, le meurtrier d’Alexia Daval, a été condamné mardi à verser à ses proches 165 000 euros. Une somme susceptible d’évoluer, qu’il est incapable de régler immédiatement. Dès lors, un mécanisme d’aide existe pour que les familles ne soient pas lésées.

▪︎« Jonathann Daval n’est pas capable de rembourser ses dettes. Le passif de 165 000 euros demandé le place dans une situation d’insolvabilité », constate ce mercredi auprès du Parisien Me Randall Schwerdorffer, l’avocat de l’époux d’Alexia Daval, condamné à 25 ans de prison pour son meurtre.


C'est faux! Me Randall Schwerdorffer défendait J.D
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Message par Kassandra88 Dim 15 Aoû 2021, 13:49

La maison des Daval : du meurtre conjugal à la querelle des héritiers.
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Pour abonnés malheureusement! Sad    
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Message par ruth Mer 18 Aoû 2021, 22:04

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Je respecte leur douleur, mais cet ouvrage, qui a l'air un peu putassier, était-il bien nécessaire ?
En tout cas, il ne faudra pas se plaindre de sa médiatisation après avoir fait le tour des médias pour la promo...

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Message par ruth Jeu 19 Aoû 2021, 20:04

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Ça n'en finira jamais : l'avocat de JD est lui aussi d'écrire un livre.

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Message par ruth Ven 03 Sep 2021, 19:36

[Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]
Deux livres à venir : celui de l'avocat de J. Daval et celui des parents d'Alexia, ça en devient presque obscène. Encore des plateaux TV, des interviews de réponse aux interviews, des déclarations indignées des avocats, d'éventuelles autres actions judiciaires, etc. Basketball

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Message par Sortcière Ven 03 Sep 2021, 20:02

ruth a écrit:[Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]
Deux livres à venir : celui de l'avocat de J. Daval et celui des parents d'Alexia, ça en devient presque obscène. Encore des plateaux TV, des interviews de réponse aux interviews, des déclarations indignées des avocats, d'éventuelles autres actions judiciaires, etc. Basketball

Bonsoir ruth,

Je pense qu'il est très difficile, que l'on soit professionnel ou pas, de décrocher de la médiatisation (et des éventuels subsides qu'elle procure) quand on y a goûté. Ca devient très vite comme une drogue, une addiction. Wink
Oui c'est assez cynique , un besoin de continuer d'exister et d'exploiter un filon ? @
Sinon c'est un grand vide qui s'installe pour les différents acteurs d'un drame médiatisé, une fin.

Sortcière


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Message par Dynaroo Mar 12 Oct 2021, 00:01

J'espère que les co-détenus de JD "s’occupent bien de lui", car un homme qui tue sa femme est une pourriture, au vu des circonstances de la mort de AD.

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Message par ruth Mar 12 Oct 2021, 15:46

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Un podcast de l'intéressante série Les Voix du Crime.
À chaque fois, un témoin privilégié d'une affaire est interrogé.
Ici, le procureur et avocat général du procès Daval

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Message par Dynaroo Sam 16 Oct 2021, 15:01

Et si JD s'était inspiré de l'affaire Barbot ?


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Message par Tristann Lun 01 Nov 2021, 04:20

«Jonathann Daval nous a toujours manipulés» : 4 ans après le meurtre de leur fille, les parents d’Alexia se confient
LE PARISIEN WEEK-END. Quatre ans après le meurtre d’Alexia Daval, ses parents reviennent sur cette douleur immense. Et sur la colère ressentie en apprenant que le meurtrier était leur gendre, qu’ils considéraient comme leur fils.

-
Jean-Pierre et Isabelle Fouillot ont cette douceur dans la voix de ceux qui pèsent leurs mots, écoutent et tentent de comprendre. Une voix submergée par le chagrin depuis la mort de leur fille Alexia, tuée par son mari, Jonathann Daval, en octobre 2017. Le corps calciné de la jeune femme avait été retrouvé dans un bois trois jours après sa disparition et, pendant trois mois, Daval avait montré à la France entière le visage d’un homme en larmes à la recherche du meurtrier de son épouse. Avant d’avouer son crime en se jetant aux pieds de sa belle-mère, dans le cabinet du magistrat enquêteur.
-
Pendant ces trois mois, Jonathann Daval avait menti à tout le monde, et d’abord à ses beaux-parents, qui l’avaient accueilli chez eux comme s’il était leur propre fils.
-
Depuis la terrasse, à l’arrière de leur maison située sur les hauteurs de la ville de Gray, en Haute-Saône, on aperçoit l’ombre du cimetière où repose Alexia. Une tombe entourée de petits graviers blancs, ornée de galets peints, de cœurs esquissés avec des fleurs coupées, d’un poème et d’un ange en fer forgé qui semble protéger le beau portrait de la jeune femme.
-
Isabelle, sa maman, montre cette direction, explique qu’elle ne partira jamais d’ici, parce qu’elle peut aller voir sa fille tous les jours. En revanche, elle ne passe plus devant la maison rose de la rue Sonjour, la maison de son enfance dans laquelle Jonathann a tué Alexia. Les volets sont clos depuis quatre ans, les herbes folles envahissent le terrain à l’arrière.
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Au temps du bonheur en famille, Jean-Pierre et Isabelle Fouillot, leur fille Alexia et leur gendre, Jonathann Daval. Collection personnelle
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Chez eux, on boit beaucoup de café, on mange une part du cake cuisiné par Isabelle, on regarde les albums photo, le temps s’étire, on parle d’Alexia. Jean-Pierre a souvent les larmes aux yeux. Comme son épouse, il s’en veut, se sent coupable de n’avoir rien vu venir, de ne pas avoir cerné la personnalité de Jonathann… Tant d’émotions qui se croisent, le chagrin, la tristesse, la colère, dues à l’incompréhension, à la trahison.
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Alors ils ont décidé d’écrire un livre, avec Thomas Chagnaud, qui leur a prêté sa plume, et préfacé par leur avocat, Me Gilles-Jean Portejoie. Un ouvrage remar­quable et bouleversant, pour raconter Alexia, qui n’avait pas 30 ans lorsqu’elle a été tuée. Une manière de la « faire revivre », disent Isabelle et Jean-Pierre. Et puis de tenter de comprendre ce qui est arrivé, percer le grand mystère qui demeure : pourquoi leur gendre a-t-il tué leur fille ?
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Quelques heures avant la mort de votre fille, vous passez la soirée tous ensemble, ici, chez vous…
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JEAN-PIERRE FOUILLOT. C’est une soirée tellement naturelle : un samedi avec nos deux filles, nos gendres, notre petit-fils James, dont on s’apprête à fêter les 2 ans. Une soirée en famille, un moment heureux, on a envie de partager cela tous ensemble, tout simplement.
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ISABELLE FOUILLOT. Et comme on n’avait pas le temps de faire à dîner, on s’était dit qu’une raclette, c’était pratique. Alexia s’est proposée pour faire les desserts. Elle a préparé une salade de fruits pour Jean-Pierre, pour son papa, parce qu’elle sait qu’il adore cela, et pour moi, un riz au cacao, le dessert que ma maman me cuisinait. Alexia m’a fait mon dernier riz au cacao.
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« Jonathann fait même semblant de crier « Alexia, tu es là ? Alexia, tu es rentrée ? » Évidemment, tout est simulé »
Jean-Pierre Fouillot
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Où est Jonathann ce soir-là ?
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J.-P.F. Ici même, assis dans ce canapé, toujours très prévenant, occupé à servir l’apéritif. Il est simplement arrivé un peu en retard. Moi, j’ai fermé le bar un peu plus tôt que d’habitude pour retrouver mes filles et ma famille, et je suis tout content de cette soirée qui s’annonce.
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I.F. Moi, je suis focalisée sur notre petit-fils, son cadeau, ce qu’on va lui préparer à manger… Tout se passe comme d’habitude, dans un climat très naturel. Nous ne remarquons absolument rien, aucune animosité entre Jonathann et Alexia, tout ce qu’il y a de plus normal. Et quand ils partent en fin de soirée, je leur fais un bisou et je dis à Alexia « à demain ! » Nous avions rendez-vous avec les filles pour faire les boutiques, nous étions ravies à l’idée d’acheter quelques habits. Mais nous n’avons jamais revu notre fille.
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Le- samedi matin, que se passe-t-il, et comment est Jonathann ?
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I.F. En milieu de matinée, Jean-Pierre est au bar, moi je suis ici. Jonathann sonne à la porte, en pleurs. Je le calme, lui demande ce qui se passe. Il me répond qu’Alexia est partie courir et qu’elle n’est pas rentrée. Je regarde l’heure, lui dis qu’elle doit discuter avec quelqu’un, qu’il ne faut pas s’inquiéter. Mais Jonathann est persuadé qu’il lui est arrivé quelque chose. À ce moment-là, Stéphanie (leur fille aînée) voit qu’elle a un message de sa sœur envoyé un peu plus tôt. Elle la prévient qu’elle part courir et qu’elle viendra peut-être faire un bisou (l’enquête démontrera que Jonathann avait lui-même envoyé ce SMS à Stéphanie depuis le portable d’Alexia le matin après l’avoir tuée). Donc je lui dis que tout va bien, qu’elle ne va plus tarder. Mais il n’en démord pas. Alors je demande à mon autre gendre, Grégory, qu’ils aillent ensemble à sa recherche.
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J.-P.F. Ils refont le chemin qu’elle est censée avoir parcouru, puis finissent par aller voir si elle est rentrée chez elle. Sur place, Jonathann fait même semblant de crier « Alexia, tu es là ? Alexia, tu es rentrée ? » Évidemment, tout est simulé.
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Lors d’une confrontation avec Jonathann dans le bureau du juge, Isabelle, la maman d’Alexia, a fait craquer son gendre.
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Quand le corps de votre fille est finalement retrouvé brûlé dans un bois à quelques kilomètres d’ici, vous êtes avec Jonathann…
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J.-P.F. Oui, le procureur nous demande de venir le voir, trois jours après la disparition. Un peu plus tôt, des gendarmes ont retrouvé un corps dans la forêt d’Esmoulins, pas très loin de la maison dans laquelle vivaient Alexia et Jonathann, et une expertise doit nous dire si c’est celui de notre fille. Nous arrivons tous les trois dans le bureau, et c’est là qu’il nous annonce que c’est bien elle, qu’on a aussi retrouvé ses lunettes. Il nous dit également que le corps est « abîmé ». Moi, « abîmé », je ne comprends pas tout de suite ce que ça veut dire. Puis il nous explique, après un bon moment, que, « abîmé », ça veut dire que le corps a été brûlé.
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I.F. On est sidérés. Le temps s’arrête. On est chacun sur notre chaise, moi toute seule d’un côté, et de l’autre, Jean-Pierre qui serre Jonathann dans ses bras. Je suis abasourdie, sans réaction. On a perdu tout espoir. Pour moi, il y avait encore une petite flamme qui me disait qu’elle était peut-être en vie et là, c’est la terre qui s’ouvre sous nos pieds.
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J.-P.F. Et pendant tout ce temps, je console Jonathann…
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Il y a à vos côtés une femme gendarme, Maud, qui va vous protéger de la foule, des médias, et qui joue un rôle très important à ce moment-là…
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I.F. Oui, Maud nous protège car nous sommes alors vraiment harcelés par tout le monde, jamais seuls où que nous soyons, dans la rue, devant chez nous, dans notre bar PMU… Maud est formidable, elle me fait du bien, elle vient me chercher le matin, m’amène au boulot, elle partage tout avec nous. Au funérarium, on hésite à voir le corps d’Alexia. Et, à ce moment-là, Maud propose d’y aller à notre place, juste pour nous dire ce qu’elle en pense, si nous supporterons de voir le corps d’Alexia. On nous a dit qu’elle était encore très belle, mais nous redoutons ce moment.
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J.-P.F. Maud va la voir et, quelques minutes plus tard, elle nous prévient : « Je n’ai pas de conseil à vous donner, mais si vous voulez garder l’image de votre fille, alors n’y allez pas. » Nous n’allons pas la voir dans son cercueil et c’est mieux ainsi, cela n’aurait fait qu’ajouter de la souffrance à la souffrance, et nous remercions Maud.
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Jonathann a choisi lui-même le cercueil de votre fille…
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I.F. Oui, le machiavélisme jusqu’au bout. Il a choisi la couleur du bois du cercueil. Elle aimait le parme, il a voulu du tissu de cette couleur à l’intérieur, il a également choisi avec nous la pierre tombale… On a fait tout cela ensemble. On devait être sous emprise. C’est sa force, la manipulation.
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J.-P.F. Et nous, à ce moment-là, on voulait le protéger. On n’a jamais douté de lui, jusqu’au bout.
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Le 5 novembre 2017, une marche blanche réunit plus de 8000 personnes à Gray, en l’honneur d’Alexia Daval, retrouvée morte quelques jours plus tôt. En première ligne, sa sœur, Stéphanie, et ses parents, qui ne se doutent pas que le meurtrier est ce gendre manipulateur alors en larme.
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Après les obsèques, vous allez vivre trois mois quasi quotidiennement avec le meurtrier de votre fille…
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I.F. Oui, il fait sa petite vie chez lui, mais vient manger tous les soirs. Nous, on ne veut pas qu’il souffre dans son coin, alors qu’en fait, il est déjà en train de se reconstruire. Huit jours après la mort d’Alexia, il va à la bibliothèque rendre ses livres, passe des soirées à Dijon ou à l’anniversaire d’un copain, part courir un marathon dans le Jura… Et, dans le même temps, il nous dit qu’on sera toujours chez nous dans la maison où notre fille a été tuée. Tu parles ! Ma maison d’enfance…
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J.-P.F. En revanche, il ne vient plus beaucoup au bar, parce qu’il y a Maud et qu’il a peur de se trahir. Il ne la regarde jamais, il la fuit.
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Donc, pendant trois mois, entre la mort d’Alexia et sa mise en examen pour meurtre, c’est vous qui le protégez et le consolez…
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I.F. Exactement. Il est souvent assis là, dans ce canapé, prostré. On s’interdit presque d’avoir nous-mêmes de la peine et du chagrin afin de le consoler lui, c’est fou !
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J.-P.F. On veut se montrer costauds pour qu’il souffre le moins possible. Aussi parce qu’il est le seul être qui nous rattache à Alexia. C’est le seul rescapé du couple.
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Comment se comporte-t-il pendant tout ce temps ?
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I.F. Avec le recul, on se dit qu’il fallait qu’il soit sacrément costaud, le Petit Chose, comme certains l’ont surnommé, celui à qui on aurait donné le bon Dieu sans confession. Tiens, regardez-le, ce Petit Chose (elle sort une photo d’un tiroir, sur laquelle on voit Jonathann Daval en débardeur, très musclé). Ce n’était pas franchement un gringalet. Je ne veux pas regarder cette photo, elle est là dans le tiroir, mais je veux que vous la voyiez pour vous rendre compte. Pour vous montrer qui était vraiment cet homme.
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J.-P.F. Vous pensiez qu’il n’était pas capable de porter un corps sur quelques mètres… Regardez comment il est taillé.
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I.F. Il était souvent en larmes, mais, en fait, c’était du pipeau. Quand on connaît son machiavélisme, quand on voit comment il a tout maquillé. Quand on pense qu’il dit être allé « vider ses cadavres ». Vous vous rendez compte de l’expression ?
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J.-P.F. Il parlait des bouteilles vides qu’il est allé mettre dans un conteneur le jour où il a planqué le corps de notre fille. Des « cadavres », comme il dit.
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« Il n’y a que nous qui ne soupçonnions rien »
Jean-Pierre Fouillot
Quand il est interpellé, trois mois après l’assassinat d’Alexia, fin janvier 2018, vous pensez encore qu’il n’est pas coupable…
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I.F. Ce jour-là, je continue à le défendre. Quand l’enquêtrice me dit que c’est lui, je réponds : « Ben, va falloir me prouver que c’est lui. » Je n’y crois pas. Nous, on pense alors que l’assassin est un rôdeur, un client mécontent, on devient paranoïaques. Je regarde tout le monde au bar en pensant qu’il y a peut-être le coupable autour de moi.
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J.-P.F. Les enquêteurs savent depuis le premier jour que Jonathann ment, mais ils n’en ont jamais parlé. Il n’y a que nous qui ne soupçonnions rien. Je me souviens même avoir dit : « Ça ne peut pas être Jonathann, c’est comme mon fils ! » C’était notre gamin, le garçon qu’on n’avait pas eu, il faisait partie intégrante de la famille. Il était chez lui, ici. On n’a jamais fait de différence entre nos deux gendres, entre Grégory et Jonathann. La seule chose, c’est que Grégory vivait avec notre fille aînée, Stéphanie, à 300 km, donc on le voyait moins. Mais je les aimais pareillement tous les deux (le visage de Jean-Pierre s’emplit d’émotion).
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Finalement, Jonathann est incarcéré. Son avocat tente alors de le disculper, et il a des mots qui vous foudroient…
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I.F. Je ne pardonnerai jamais ces mots, quand il a dit que la victime n’était pas celle qu’on croyait, que la violence ne venait pas de celui qu’on croyait. Et qu’Alexia avait une personnalité qui écrasait Jonathann. Je venais d’apprendre en même temps que mon gendre était le meurtrier, et que ma fille était coupable de quelque chose. Cet avocat massacrait Alexia une deuxième fois, je ne pourrai pas oublier ses mots. Il l’a tuée une deuxième fois.
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J.-P.F. Et Jonathann la tue une troisième fois avec sa théorie du complot, qu’il a osé défendre devant les magistrats ! Ça faisait six mois qu’il était en prison et, un jour, on est convoqués par le juge sans savoir de quoi il veut nous parler. Et là, ce juge nous dit que, selon Jonathann, Grégory aurait tué Alexia, ici, chez nous, en haut des marches de l’escalier qui mène aux chambres, et qu’on aurait caché tout ça, qu’on aurait scellé un pacte en famille. Il nous sort ça d’un coup ! On est accusés de complicité du meurtre de notre propre fille, vous vous rendez compte ?
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I.F. On est là, à écouter le juge qui nous dit que, toujours selon Jonathann, Jean-Pierre, mon mari, aurait aidé à transporter le corps d’Alexia jusque dans la forêt pendant que je gardais notre petit-fils. Au même moment, Stéphanie raccompagnait Jonathann dans leur maison. C’est abominable. Heureusement, le juge nous fait très vite comprendre qu’il n’y croit pas. Mais il faut être costaud pour encaisser tout ça.
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C’est vous qui réussirez à faire avouer Jonathann lors d’une confrontation ?
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I.F. Oui, dans le bureau du juge, je suis seule, assise sur une chaise à côté de lui. J’arrive à ce rendez-vous en me disant que je vais le faire craquer, je veux lui montrer une photo d’Alexia avec son petit chat. Je sais que je n’ai pas le droit de m’adresser directement à Jonathann, alors je demande la permission au juge, qui est assez froid, mais qui m’y autorise. Je me tourne vers Jonathann et lui dis « bonjour Jonathann ». Je commence à lui parler, je n’ai rien préparé de particulier mais je dis, comme Madame de Staël, que « comprendre, c’est pardonner ». Je lui dis ça, et qu’il pourrait peut-être se reconstruire et passer à autre chose, mais que nous, il faut qu’on comprenne, qu’on sache la vérité pour avancer de notre côté. Je lui dis que, s’il a aimé Alexia, que s’il nous a aimés, il faut qu’il dise la vérité. Je lui demande s’il a déjà oublié Alexia, et s’il se souvient du chat. Et c’est là que je sors cette photo (silence). Il la prend, il la regarde, se met à la caresser. Puis il se jette à mes pieds et me dit : « Oui, c’est moi. » C’est lui qui a tué Alexia. Alors je le relève, je le prends dans mes bras et on se met à pleurer tous les deux. Je sais que c’est bête, mais je suis soulagée. Je lui dis même « merci ». Je remercie le meurtrier de ma fille !
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La photo d’Alexia et de son chat, celle-là même qui fera passer Jonathann aux aveux quand Isabelle lui montrera.
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Cela met un terme aux rumeurs, celle qui disait que Grégory était coupable, et à toutes les autres…
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J.-P.F. Heureusement, nous n’étions pas sur les réseaux sociaux, mais il y a toujours eu ce petit côté « y a pas de fumée sans feu ». À un moment, tout le monde commente ce qui passe autour de nous, y compris la couleur de la robe d’Isabelle pour aller chez le juge, une « robe de gala ». Certains disent même qu’elle se prend pour Sharon Stone, alors que nous avons rendez-vous avec des magistrats pour l’enquête sur l’assassinat de notre fille.
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I.F. On épluche toute notre vie. On a une maison, une piscine, un commerce… On nous fait passer pour des gens riches, des notables, c’est la jalousie qui parle. J’ai même entendu dire qu’on était « les gens les plus riches de Gray ». C’est terrible. On appelle Alexia « la banquière », parce qu’elle travaillait dans une banque. Quand je pense qu’on bossait quatre-vingt-dix heures par semaine.
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« On aura toujours cette question qui nous ronge : Mais depuis quand il nous mentait ? Depuis le départ ? »
Jean-Pierre Fouillot
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Savez-vous pourquoi Jonathann a tué votre fille ?
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I.F. Non, je n’ai toujours pas compris. Pour moi, Alexia s’était rendu compte de la vraie personnalité de Jonathann, du personnage qu’il jouait, et elle voulait le quitter. Or si elle partait, il perdait tout, il n’existait plus, il perdait la moitié de la maison, le confort de sa vie d’aujourd’hui, il n’était plus le fils chéri qu’on avait adopté.
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J.-P.F. Il accordait beaucoup d’importance au regard des autres, je pense que c’est ce qui a été le facteur déclenchant. Il perdait sa deuxième famille.
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I.F. L’autre hypothèse, c’est que, si Alexia disparaissait, il prendrait enfin toute la place. Il deviendrait notre fils unique, un enfant qui n’a jamais voulu grandir. Des médecins nous ont parlé du syndrome de Peter Pan, quand un adulte veut rester un enfant. Alexia, elle, voulait grandir et fonder une famille.
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Vous avez finalement découvert chez Jonathann une personnalité que vous ne connaissiez pas…
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J.-P.F. Oui, petit à petit, au fil des semaines, avec ses mensonges incessants, avant et après qu’il a tué Alexia. Du coup, on aura toujours cette question qui nous ronge : « Mais depuis quand il nous mentait ? Depuis le départ ? » On ne saura jamais, c’est ce qui ajoute du malheur au malheur, beaucoup de douleur.
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I.F. Avec le recul, on se demande ce qu’on lui trouvait, à ce garçon. On croyait qu’il aimait Alexia et qu’il allait la rendre heureuse.
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A-t-il souffert de votre différence de milieu social ?
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J.-P.F. Mais on s’en foutait, de son milieu social ! Nous-mêmes, avec Isabelle, on vient de deux milieux différents. Moi, j’ai été ouvrier pendant trente et un ans avant de reprendre un bar PMU. Oui, on a fait notre petit bonhomme de chemin, mais on travaillait quatre-vingt-dix heures par semaine au bar, et on a toujours accepté les gens comme ils étaient, sans jamais se préoccuper d’où ils venaient. Vraiment, on n’avait pas de problème avec ça ! Ce gosse, on l’a pris comme le nôtre.
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I.F. On s’est même dit qu’on allait le sortir de son milieu social pour qu’il évolue, grâce à nous tous, grâce à Alexia, pour qu’il profite de jolies choses. On peut dire qu’on l’avait adopté.
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Aujourd’hui, doutez-vous de son amour pour Alexia ?
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I.F. Notre fille aînée se demande s’il n’était pas plutôt amoureux de notre famille. De ce que l’on représentait, une vraie famille avec des vraies bases. Peut-être que c’est juste cela qu’il recherchait. Quand on aime quelqu’un, on ne le tue pas.
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J.-P.F. C’était le prince charmant, le gendre idéal, il faut bien le reconnaître. On avait le sentiment qu’il s’occupait très bien d’Alexia, il était aux petits soins.
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Quand Isabelle et son époux feuillettent l’album de mariage de leur fille, elle cache l’image de Jonathann, un geste pudique pour ne mettre qu’Alexia en lumière.
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Vous sentez-vous coupable de ne rien avoir perçu de cette personnalité ?
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I.F. Oui, on pense qu’il nous a toujours manipulés. Par exemple, quand Alexia avait eu un petit coup de cœur pour un jeune apprenti pâtissier, bien avant son mariage avec Jonathann, il est venu nous voir, en pleurs, parce qu’il avait fouillé dans le téléphone d’Alexia et avait trouvé des messages qui semblaient montrer qu’elle flirtait un peu. Là aussi, il pleurait, et disait avoir peur qu’elle le lâche et qu’elle parte. Il est venu nous dire tout cela à nous, les parents.
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J.-P.F. Avec le recul, on se dit que c’était la première manipulation, une manière de nous mettre dans sa poche. Il savait qu’on l’aimait bien et qu’on pouvait peut-être avoir une influence sur Alexia, pouvoir qu’il n’avait pas à l’époque. Mais tout cela, on ne s’en est rendu compte que des années après. Après le drame, on se refait tout le film.
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I.F. À l’époque, on a dit à Alexia que Jonathann était un gentil garçon, qu’il ne fallait pas tout abandonner pour un autre qui faisait ses études de pâtisserie et qui allait peut-être partir loin. Nous, on encensait Jonathann.
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J.-P.F. On n’a rien vu et on se le reprochera toujours.
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« C’est un menteur pathologique, je ne pourrai plus jamais croire une seule de ses paroles »
Isabelle Fouillot
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Comment vivez-vous aujourd’hui à Gray ?
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I.F. Depuis quatre ans, je ne passe plus jamais devant la maison dans laquelle il a tué Alexia, je n’y suis allée que pour la reconstitution. Ce jour-là, notre avocat m’avait dit qu’il fallait que je vienne, mais c’était une épreuve d’y entrer. Le temps s’y est arrêté, le sèche-linge est encore rempli d’habits, rien n’a bougé. La seule chose, c’est que j’ai récupéré une plante qui était toute sèche, un yucca que la juge m’a donné à la fin de la reconstitution. Elle m’a dit qu’elle lui avait mis un peu d’eau et, regardez, il est là, dehors, il a grandi, il est vivant. Cette juge est allée chercher le seul petit morceau de vie qui existait encore dans cette maison.
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Avez-vous eu envie de partir ?
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I.F. Pour aller où ? C’est ici qu’est notre vie. Alexia n’est pas loin, je peux aller la voir tous les jours à pied (elle montre la direction du cimetière, à 500 m de là). Je ne quitterai pas Gray, pour ne pas quitter Alexia. Elle n’a rien fait de mal, je ne comprendrai jamais pourquoi elle n’est plus là.
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Reparlerez-vous un jour à Jonathann ?
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I.F. Je n’ai plus rien à lui dire, je sais que c’est un menteur pathologique, je ne pourrai plus jamais croire une seule de ses paroles. Il a fait du mal à ma fille, il l’a fait souffrir. Si je veux me protéger pour vivre, je suis obligée d’occulter tout ce qu’il a pu lui faire. C’est un gamin qu’on a aimé et qui a tué notre fille, je n’ai plus aucune raison d’entretenir quoi que ce soit avec lui. Je lui ai simplement dit que s’il voulait nous écrire une lettre pour enfin nous dire toute la vérité, raconter ce qui s’est passé, qu’il le fasse. Il ne l’a jamais fait.
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J.-P.F. J’avais envie de lui parler avant le procès, mais plus maintenant. C’est un manipulateur. Même aujourd’hui, il serait capable de raconter les plus gros bobards. Et il ne parle que de lui. J’ai eu du mal à ne plus le soutenir (il pleure). Vous savez, c’est dur de « désaimer ».

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Meurtre d'Alexia Daval à Gray la Ville (70) II - Page 26 Empty Re: Meurtre d'Alexia Daval à Gray la Ville (70) II

Message par Tristann Jeu 04 Nov 2021, 19:38

Affaire Daval : âpre bataille judiciaire pour la maison d’Alexia et Jonathann
Les parents et la sœur d’Alexia veulent récupérer ce bien qui appartient à leur famille depuis des décennies. Ils ont assigné en justice Jonathann Daval, mari et meurtrier qui ne semble pas disposé à céder sa part. Un sujet brûlant en lien avec la question des intérêts civils examinée ce vendredi.

Pour Isabelle Fouillot, c’est la maison du bonheur et de l’horreur. La maman d’Alexia Daval est née et a grandi dans ce pavillon de la rue de Sonjour à Gray-la-Ville (Haute-Saône), sa fille y a été tuée par son mari Jonathann, la nuit du 27 au 28 octobre 2017. « Le temps s’y est arrêté, le sèche-linge est encore rempli d’habits, rien n’a bougé », confiait Isabelle Fouillot, le 29 octobre au Parisien. En indivision, cette maison appartient pour moitié à Jonathann Daval, pour l’autre aux parents et à Stéphanie, la sœur d’Alexia. Son devenir est l’un des enjeux sous-jacents de l’audience de ce vendredi matin devant la chambre des appels correctionnels à Besançon (Doubs), qui va examiner la question des intérêts civils que Jonathann Daval, condamné à 25 ans de réclusion le 21 novembre 2020, doit verser aux proches d’Alexia.

« Exceptionnelle, cette affaire l’est aussi sur le terrain de l’indemnisation des victimes. Quatre ans après les faits, aucun des proches d’Alexia n’a touché le moindre centime, j’ai rarement vu ça dans ma carrière », tempête Me Gilles-Jean Portejoie, avocat avec son fils Jean-Hubert, de la famille Daval. Le 25 mai, la cour d’assises a condamné Jonathann Daval à payer 165 000 euros d’intérêts civils, mais le cabinet Portejoie qui réclamait un total de 755 000 euros, dont 565 000 euros pour les parents de la victime, sa sœur et son beau-frère, Grégory, ont fait appel. « Tous les autres membres de la famille ont été déboutés, du jamais-vu là aussi. Et les propositions amiables faites par le fonds de garantie pour Stéphanie et Grégory ont été réduites de moitié ! » s’insurge encore Gilles-Jean Portejoie.

L’impact de la médiatisation de l’affaire
Ce vendredi, Me Jean-Hubert Portejoie insistera de nouveau sur l’impact de « la très forte médiatisation de cette affaire » sur les préjudices des proches d’Alexia, à commencer par le préjudice d’affection des parents. « Ils ont aussi dû faire face aux frais de sépulture, et plus récemment à des frais de succession », précise Jean-Hubert Portejoie en rappelant l’effet dévastateur des accusations mensongères de Jonathann contre Grégory et sa belle-famille. Le classement récent de la plainte pour dénonciation calomnieuse les prive à ce titre de dommages et intérêts.

L’avocat de Jonathann Daval, lui, a une tout autre analyse. « Ils mettent en avant un préjudice de médiatisation lié aux mensonges de Jonathann, mais cette médiatisation c’est un choix qu’ils ont fait et continuent de faire. Ils en ont parfaitement le droit, mais ils ne peuvent pas être invités sur tous les plateaux de télévision, et venir ensuite mettre en avant cette souffrance », estime Me Randall Schwerdorffer en faisant allusion à la parution le 28 octobre du livre de Jean-Pierre et Isabelle Fouillot, préfacé par Gilles-Jean Portejoie. Ce vendredi matin, les conseils du condamné plaideront donc dans le but de faire baisser le montant total des intérêts civils.

La maison a perdu de sa valeur
« Cette audience présente aussi un intérêt par rapport à la maison familiale que nos clients souhaitent récupérer », rebondit Jean-Hubert Portejoie. Le 24 mars, le notaire des époux Fouillot s’est rendu rue du Sonjour pour la levée des scellés et pour leur remettre les clés. Surprise : la mère de Jonathann s’est présentée elle aussi, avec une procuration de son fils et avec un notaire. Cet « incident » a gelé la levée des scellés et illustre les tensions entre les deux familles autour du pavillon. « Ils refusent l’idée même que la mère de Jonathann puisse s’occuper de la maison ou du jardin, agissant comme si cette maison était la leur », déplore Me Schwerdorffer.

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L'ancienne maison du couple appartient pour moitié à Jonathann Daval et pour l’autre aux parents et à Stéphanie, la sœur d’Alexia.

« Par crainte que Jonathann ne cède sa part à mère, nous avons obtenu l’inscription d’une hypothèse provisoire pour sécuriser le bien », réplique le cabinet Portejoie avant d’expliciter le lien avec les intérêts civils. « Un notaire a estimé la valeur de ce bien entre 170 et 175 000 euros avec une moins value de 15 à 20 % à cause du drame, soit 150 000 euros, donc 75 000 euros pour Jonathan Daval. Comme il ne veut pas céder sa part, il est important d’obtenir cette créance sur lui dans le cadre des intérêts civils », détaillent les conseils des époux Fouillot qui ont par ailleurs lancé une procédure civile afin de « sortir de l’indivision ».

« La question de la liquidation de l’indivision ne peut être posée tant que le montant définitif des indemnités n’est lui-même pas tranché. Nous ferons le point en temps voulu avec Jonathann », réagit Randall Schwerdorffer, notant qu’il faudra une expertise judiciaire, les notaires des deux familles ayant des estimations différentes de la maison. Le litige ne fait que commencer…

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Il n'y a pas de gens fidèles, c'est juste les occasions qui manquent
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Message par Casta Lun 08 Nov 2021, 18:02

Bonsoir Tristann

En parlant de cette maison, le fait qu'elle ait été cambriolée alors que Jonathann Daval était en garde à vue est assez étrange.

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